26 septembre : 180 personnes défilent dans les rues de Bayeux pour le climat et les mobilités décarbonées !
Répondant à l’appel national d’un collectif d’ONG et de syndicats, Bayeux Bessin Demain a souhaité renouer avec les marches pour le climat ! Celle-ci avait pour objectif de dénoncer l’inaction de l’Etat, avec un dépôt symbolique devant la sous préfecture de plantes desséchées par les canicules de l’été.
Faisant le lien avec la semaine de la mobilité, l’association a organisé deux arrêts du cortège. Le premier devant le siège de Bayeux Intercom afin de parler transports collectifs, pour demander une amélioration du Bybus (amplitude, fréquence, desserte, instauration du versement mobilité pour développer le service…). Et un soutien politique au projet de terminus SERM (RER Lisieux Caen Bayeux), amélioré par la proposition de Bayeux Bessin Demain de créer une voie arrivant directement le long du parking de la Comète, plus pratique pour les usagers, et une jonction supplémentaire pour fiabiliser la ligne Paris / Cherbourg. Pas du luxe de développer les transports en commun pour répondre durablement au problème de prix des carburants et d’urgence climatique !
A noter une ouverture porteuse du nouveau Maire et Président de Bayeux Intercom, qui a longuement répondu à notre lettre !
Voici l’extrait du courrier envoyé par Bayeux Bessin Demain au Maire de Bayeux et Président de Bayeux Intercom Arnaud TANQUEREL, à l’occasion de la semaine européenne de la mobilité :
A l’occasion de la semaine européenne de la mobilité, notre association a souhaité mettre en évidence des problématiques et proposer quelques solutions. Nous souhaitons que la mairie ainsi que Bayeux Intercom agissent sur des mesures souvent simples et peu couteuses, montrant un réel changement de cap pour favoriser des modes de déplacements pratiques, écologiques, bénéfiques pour le budget des ménages et la santé publique
*Traitement des points noirs cyclables (connexions). Exemple : absence de lien entre les pistes existantes rues de Lubbecke, Dassault et route de Vaux.
*Traitement points noirs piétons (absence bateaux, absence trottoir, revêtement…). Exemple : avenue de la Vallée des Près, route de Vaux sur Aure…
*Extension des zones 30 km/h respectées et véritables zones de rencontre.
*Sécuriser et pacifier les abords des établissements scolaires (primaire, collège, lycées). Exemple pour le Lycée Collège Chartier: créer une piste bi directionelle rue Arcisse de Caumont à l’emplacement des anciens stationnements neutralisés vigipirate, reliant l’avenue Conseil et la rue Saint-Patrice, fermer à certaines plages horaire la rue Jacques Moussard et créer un DSC rue des Billettes. Pour les écoles primaires, expérimenter les rues aux enfants.
*Campagne d’information des automobilistes dont panneaux sur le respect des usagers piétons et cycliste, et aussi nouvelles dispositions du code de la route (zones de rencontres, zone 30 en double sens cyclable systématique…).
*Abrogatjon de l’arrêté anti double sens cyclable de 2015. *passer 10 rues en double sens cyclable par an. Exemple : rue Louvière, rue de Beauvais, rue de Cabourg, rue Royale, rue des Billettes…
*Rétablir le régime de priorité pour les cyclistes sur les pistes cyclables du bypass et de l’avenue de la Cotardière, au droit des voies privées conformément à la réglementation.
*Faire évoluer la DSP Bybus à pousser à l’Intercom. Les horaires, la fréquence, l’amplitude rédhibitoire, les zones desservies font que ce transport roule quasi à vide hors horaires scolaire. L’augmentation du budget consacré à ce service doit être posée, dans une optique d’amélioration.
*Appuyer politiquement le projet de terminus de Bayeux du SERM pour fiabiliser et développer la desserte ferroviaire, en soutenant l’étude du projet d’arc ferroviaire bayeusain proposé par notre association.
*Etudier les possibilités d’augmenter le coût du stationnement pour lutter contre les véhicules lourds (type pick up), occupant une place importante et aux émissions de gaz à effet de serre importantes constituent un danger pour les autres usagers et dégradent les voiries. Des stationnements gênants sont souvent constatés. Devant l’inaction de l’Etat pour orienter l’industrie automobile vers des modèles plus en phase avec l’urgence écologique, les collectivités doivent agir.




















